Rencontres 9 : James Turrell et Almine Rech
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L’homme qui marchait dans la couleur – James Turrell

Avec l'œuvre de James Turrell, le sculpteur, couleur, espacement, limite, ciel, horizon et immensité du désert deviennent palpables.
par Vincent Laganier20 mars 2015
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L’homme qui marchait dans la couleur. Installé depuis 1977 près d’un volcan éteint dans le Painted Desert, “désert coloré de l’Arizona”, James Turrel travaille avec la lumière. Clair-obscur, incandescence ou ténèbres, il rend matérielles des choses que l’on croyait abstraites. Avec l’œuvre de ce sculpteur, couleur, espacement, limite, ciel, horizon et immensité du désert deviennent palpables.

Auteur

Georges Didi-Huberman présente ici ces “Chambres à voir” où l’action de voir “a lieu”, comme autant de fables illustrant le “cheminement sans fin”. On explore les formes et les significations de l’horizon, de l’infini, depuis les premiers mythes qui ont fondé notre histoire. Ce très bel essai, qui nous plonge dans l’espace inventé par l’artiste jouant avec la couleur, est appuyé par les reproductions (en noir et blanc) des œuvres les plus significatives.

J’aime

  • La plume d’un auteur sur le travail James Turrell.
  • Un parcours descriptif sur la perception des œuvres.
  • Le texte en français sur 96 pages.

Sommaire

Marcher dans le désert

  • Exode : l’expérience du lieu déserté, sa fable.
  • Comment voir l’Absent.
  • L’alliance symbolique et la prescription architecturale.

Marcher dans la lumière

  • Pala d’oro : le rectangle de l’Absent.
  • Pan, éclat, apparition : un lointain s’approche.
  • L’« évidence » du lieu et les régions de la dissemblance.

Marcher dans la couleur

  • Blood Lust : surface, masse, incandescence.
  • Cadre tranchant et cadre aboli.
  • Devant et dedans.
  • L’illimité.
  • Donner à l’absence la puissance du lieu.

Marcher dans l’espacement

  • A Looking into : comment construire la puissance visuelle de l’espacement.
  • Rêves blancs et retirement des limites.
  • Quand le lieu nous absente.

Marcher dans la limite

  • Outside in : l’œuvre toujours aux bords.
  • De pièce (room) à pièce (work).
  • « Chambres à voir » : construire le lieu où voir a lieu.
  • L’expérience de la nuit.

Marcher sous le regard du ciel

Skyspaces : le surplomb. Quand être sur terre, c’est être sous le regard du ciel. Conjoindre l’ouvert avec le retrait, le ciel (sky) avec la peau (skin).

Tomber dans la fable du lieu

  • Roden Crater : le volcan comme « chambre à voir ».
  • État du lieu et ouvrage du cadre.
  • La « voluminosité ».
  • Géométrie et anachronisme : la fable du lieu.

Livre

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Auteur Georges Didi-Huberman
Titre L'homme qui marchait dans la couleur
ISBN 978-2707317360
Éditeur Éditions de Minuit
Pays d'édition France
Date de publication Janvier 2001
Nombre de pages 94
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Vincent Laganier
Vincent Laganier
Architecte diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Nantes. Rédacteur en chef du portail Light ZOOM Lumière depuis 2012. Auteur de six ouvrages de référence sur la lumière, la ville et le bâtiment. Enseignant en éclairage à l’ENSA Nantes, au Pôle Atlantique et au Campus Lumière de Lyon.

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