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24h Europe : la prochaine génération sur ARTE

Prendre le pouls de 24h Europe : la prochaine génération. Suivre 60 jeunes Européens entre 15 et 30 ans de 26 pays. Événement TV sur ARTE. Replay un an.
par Vincent Laganier28 avril 2019

24h Europe : la prochaine génération sur ARTE est un événement télévisuel européen du samedi 4 mai 6h00 au dimanche 5 mai 6h00, puis en replay pendant un an. Il propose une journée pour prendre le pouls de l’Europe et suivre de jeunes Européens entre 15 et 30 ans. Originaires de 26 pays européens, ces 60 protagonistes d’horizons divers nous font découvrir leur quotidien, nous racontent leurs rêves, leurs craintes, leurs soucis et leurs souhaits. Un témoignage unique sur la jeunesse de notre époque, un manifeste pour l’avenir.

Les 60 protagonistes de 24h Europe nous font explorer les sujets de société et les idées d’avenir qui leur tiennent à cœur. Chacun d’entre eux a été sélectionné pour son histoire personnelle et pour sa personnalité, mais aussi parce qu’il ou elle incarne une aspiration ou un thème central du débat européen.

Alors que l’euroscepticisme se propage et que nombreux sont ceux à associer Bruxelles à un monstre bureaucratique, la remise en question du rêve européen touche de plein fouet la jeunesse du continent : les décisions prises aujourd’hui affecteront durablement cette nouvelle génération.

S’ils profitent à de nombreux égards des succès remportés par les bâtisseurs de l’Europe, ils sont désormais confrontés aux revers de cette construction interétatique. 24h Europe – The Next Generation donne la parole à ces jeunes Européens.

  • À quels défis sont-ils confrontés ?
  • Quid de leurs rêves et de leurs inquiétudes ?
  • Comment envisagent-ils l’avenir de l’Europe ?

Une journée durant, le spectateur découvrira leurs univers, qu’ils habitent Sofia, Toulouse, Barcelone, Belgrade, Zurich, Lesbos, Helsinki, Magnitogorsk, Berlin, Namur, Tallinn, Sarajevo, Kautokeino, Varsovie ou les fjords islandais.

Nous les découvrirons également dans le cadre de leurs activités, qu’ils soient agricultrice, pêcheur, développeur informatique, conductrice de tuk-tuk, kick-boxeur, médecin, enseignant, étudiante ou apprenti, infirmière, DJ, artiste, photographe animalier, femme d’affaires ou chômeur.

Les uns appartiennent à une minorité, d’autres se battent aux avant-postes, s’engagent sur le plan politique, pour les droits des femmes, parlent plusieurs langues, habitent des villages isolés ou de grandes métropoles, la plupart d’entre eux sont nés en Europe, certains ont dû quitter leur pays d’origine.

Expérimentée avec succès dans les programmes 24h Berlin (2009) et 24h Jérusalem (2014), la narration suit le fil chronologique d’une journée de 6 heures du matin à 6 heures le lendemain.

Interview des réalisateurs

  • Britt Beyer, née en 1968 à Kayna en Saxe-Anhalt, est documentariste. Elle fonde en 2000 la société de production cinématographique «Vostok1».
  • Vassili Silovic, né en 1964 à Koper en Yougoslavie (actuelle Slovénie), a grandi en Allemagne en tant que Croate avec un passeport slovène et l’italien en langue maternelle. Depuis 1995, il vit et travaille à Paris comme réalisateur et auteur de documentaires indépendants, dont notamment Only New Orleans (2015) et Amours au Pluriel (2019).

Comment avez-vous structuré le projet ?

Britt Beyer : Nous avons d’abord décidé, à l’été 2017, de traiter le sujet de l’Europe géographique, et pas seulement de l’Union européenne (UE), de l’Islande à la Grèce, de la Russie au Portugal. Puis, nous avons choisi vingt-six pays de tournage. Afin de définir le cadre du récit, nous nous sommes penchés sur les thèmes de fond qui agitent cette génération : mobilité, écologie, nouveau féminisme, urbanisation, radicalisation politique, chômage… Mais comment décomposer ces éléments ? Comment, par exemple, traduire l’évolution démographique à travers une seule personne et en une journée ? Nous avons examiné les zones où l’urbanisation s’accélère. Nous avons fini par trouver le dernier jeune d’un village (Valeri, en Bulgarie). Il nous fallait répartir géographiquement les thèmes abordés et collaborer avec des personnes qui comprenaient la vision d’ensemble du projet. La recherche des protagonistes a duré des mois pour s’achever à la veille du tournage en juin 2018, car chez les jeunes, tout change vite.

Vassili Silovic : Il faut souligner que nos protagonistes ne représentent pas leur pays. La situation que nous racontons à travers eux concerne la jeunesse au-delà des frontières. Le format de 24 heures offre un cadre géographique et temporel exceptionnel, qui permet de soulever des questions politiques, tout en restant vivant. Nous avons accompagné quelque quarante-cinq réalisateurs, qui, malgré des méthodes de travail différentes, se sont conformés à nos consignes. En mai 2018, nous avons réuni les membres de toutes les équipes lors d’un atelier à Berlin, renforçant l’esprit du collectif. Comme ils n’assistaient pas au montage, la confiance était primordiale.

Quelles étaient les consignes ?

Britt Beyer : Nous avons défini des «règles d’or» pour les réalisateurs et les caméramans. Un vrai catalogue ! Ne jamais perdre de vue les protagonistes, ne pas les mettre en scène, travailler sans lumière, les filmer caméra à l’épaule. Planifier un projet de cette envergure relève d’une mission quasi impossible. D’autant que nous avons été confrontés à des situations délicates : en Ukraine, une équipe qui tournait près de la ligne de front a été témoin d’une attaque, alors qu’une autre, à Lesbos, a été arrêtée par la police des frontières.

Vassili Silovic : Ce format exige un style de réalisation particulier, car le récit exclut les ellipses, fréquentes dans le langage cinématographique. Idéalement, la caméra doit capter le parcours d’un protagoniste entre deux actions et le temps qui passe. Ce n’est pas toujours possible. C’est au cours du montage, qui a duré dix mois, que nous avons cherché des solutions.

Comment démêler ces centaines d’heures de tournage ?

Vassili Silovic : Nous avons travaillé chronologiquement, de 6 heures à 6 heures le lendemain, en divisant la journée en demi-heures. Nous avons développé de grands arcs dramatiques. Nous avions 61 protagonistes en tout. Nous nous sommes répartis le travail, avec des échanges permanents entre les six salles de montage.

Britt Beyer : Au cours de l’été 2018, notre équipe de monteurs, excellente, a passé au crible les rushs pour faire un premier filage d’une heure et demie à cinq heures par protagoniste. Ce projet fou relève à la fois du marathon et du sprint ! Et c’est un autre défi dramaturgique de vouloir accompagner le public 24 heures durant.

Qu’avez-vous appris sur l’Europe et sur les millennials ?

Britt Beyer : Cette expérience offre un changement de perspective. Par exemple, l’ouvrier sidérurgiste russe de Magnitogorsk ressent l’Europe institutionnelle comme lointaine et peu souhaitable pour lui. Si nous prenons conscience de la fragilité de l’UE, il semble que la question n’est pas de savoir quand elle se désintégrera, mais de s’assurer que nous avons un plan pour la suite. Néanmoins, pour les jeunes de cette génération, l’Europe reste une évidence. L’ouverture des frontières fait partie de l’existence de la plupart d’entre eux, et la mobilité, interne comme externe, constitue pour eux un enjeu majeur.

Vassili Silovic : J’ai été impressionné par leur engagement, et pas uniquement en politique. Ils ont beaucoup d’idéaux et les défendent, avec cette possibilité de faire bouger les lignes. Par ma trajectoire personnelle, je me sens profondément européen, et notre projet l’a confirmé. À Magnitogorsk, au Portugal ou en Islande, je me sens partout chez moi. Il existe un lien émotionnel entre les Européens, une attitude commune à l’égard de la vie à laquelle je crois, et qui se reflète dans ce travail.

Propos recueillis par Katrin Weber-Klüver et Peter Riesbeck

Événement télévisuel européen

Équipe du projet

  • Direction artistique : Britt Beyer
  • Réalisation : Britt Beyer, Vassili Silovic
  • Idée et concept : Volker Heise
  • Coproduction : ARTE France, ARTE GEIE, ARTE Deutschland, Zero One Film (Thomas Kufus, Kornelia Theune), Idéale Audience (Pierre-Olivier Bardet), Kwassa Films, RTBF, YLE, RBB, SWR, BR, CT (Allemagne/France 2019, 24 x 60 min)
  • Les 4 jours de tournage, en juin 2018, ont mobilisé 45 équipes de 260 personnes qui ont œuvré dans 26 pays du continent. Le programme donne à entendre pas moins de 28 langues ou dialectes pour 700 heures de films tournées.
  • Suite à sa diffusion, le programme sera traduit et disponible en replay en six langues (français, allemand, anglais, espagnol, polonais et italien) offrant ainsi à 70 % des Européens la possibilité de le regarder dans leur langue maternelle.
  • Aux côtés d’ARTE, les chaînes allemandes RBB, SWR et BR ainsi que plusieurs autres diffuseurs européens ont pris part au projet, pour faire de 24h Europe – The Next Génération un véritable événement télévisuel européen.

Livres

Lexique de l’éclairage professionnel, de Sophie Caclin

La traduction facile français-anglais en architecture, urbanisme, lumière, éclairage et communication. Découvrez le Lexique de l’éclairage professionnel.

En savoir plus...

Informations

Type Reportage TV
Date du samedi 4 mai 2019 au dimanche 5 mai 2019

Équipe du projet

Direction artistique Britt Beyer
Réalisateur Britt Beyer Vassili Silovic
Idée et concept Volker Heise
Chaine de télévision ARTE

Lieu

  • ARTE
  • Strasbourg, France

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Sujets 24h Europe 24h Europe The next generation Reportage vidéo Télévision Prochaine génération Europe Événement TV Européen Jeune Témoignage Télédiffuseur Histoire personnelle Débat européen 15 et 30 ans 26 pays européens Europe géographique Union européenne Millennials
Professions Réalisateur Cameraman
Supports Texte Vidéo
Fonction du lieu Télévision
Source Vincent Laganier Light ZOOM Lumière
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Vincent Laganier
Vincent Laganier
Architecte diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Nantes. Rédacteur en chef du portail Light ZOOM Lumière depuis 2012. Auteur de six ouvrages de référence sur la lumière, la ville et le bâtiment. Enseignant en éclairage à l’ENSA Nantes, au Pôle Atlantique et au Campus Lumière de Lyon.

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