Depuis le concert de Johnny Hallyday au Palais des sports de Paris en 1976, l’artiste a confié à Jacques Rouveyrollis les lumières de presque toutes ses tournées. Pour le créateur lumière, le chanteur est « un génie de la scène, l’un des cinq plus grands showmen du monde », confiait-il au Parisien dans un article Cinquante ans à éclairer les stars, rubrique Loisirs et Spectacles, en 9 mai 2015. Avant, Jacques Rouveyrollis fut le créateur lumière des concerts de Michel Polnareff pendant huit ans.

Allumer le feu, au Stade de France, 1998

Pour ses trois premières semaines de tournée avec le chanteur, le créateur lumière se rappelle : « j’ai relevé les manches, et petit à petit, j’ai amélioré la technique avec l’aide de Johnny : il voit tout, il entend tout » déclarait-il dans l’article d’Hélène Hazera, Jacques Rouveyrollis. La lumière des chansons, paru dans Libération, le 14 mars 1995.

La journaliste poursuit « la technique explose, de douze lampes sur deux rampes on passe à quatre mille «projos» et aux lasers. C’est pour l’idole des jeunes qu’il met au point ­entre autres­ ces géométries de faisceaux au-dessus de l’espace scénique, qui deviendront l’une de ses marques de fabrique ». Pour Johnny Hallyday au Zénith, vous avez bien lu, c’est 4000 projecteurs qui seront utilisés par Jacques Rouveyrollis.

Vivre pour le meilleur, au Parc de Prince, 2013

Dans un long article de L’express 1990 : Monsieur Hallyday, rédigé par Marylène Dagouat et Sylvaine Pasquier, Jacques Rouveyrollis résume : « dans la Tournée des Enfoirés, au profit des Restos du cœur, des projecteurs suivaient Sanson, Goldman, Souchon, Eddy… Avec Johnny, je n’ai pas osé. Il est entré dans l’obscurité. Il est le seul qui existe dans le noir ».

Que je t’aime, au Palais 12 à Bruxelles, 2016