La membrane technique Serge Ferrari change le bâtiment
La membrane technique Serge Ferrari est une surface légère et performante. Elle filtre la lumière, limite la chaleur, améliore parfois l’acoustique et couvre de grandes portées. Selon le groupe, elle ne se définit plus seulement par sa matière, mais par ce qu’elle permet au bâtiment de faire plus en architecture.
Pourquoi la membrane technique mérite une vraie place ?
La membrane technique gagne aujourd’hui une nouvelle visibilité dans le bâtiment. Serge Ferrari la présente comme une famille de matériaux à part entière. L’idée est simple, mais ambitieuse. De plus, elle peut être structurante pour la filière du bâtiment, car la performance ne viendrait plus seulement de la masse de la construction. Selon le fabricant, elle pourrait aussi venir du comportement d’une surface légère et active.
Cette approche a été défendue lors d’un événement international en ligne, le Serge Ferrari Architecture Event, le 24 septembre dernier.
Sébastien Baril, directeur général, a alors posé un cadre clair et direct. Il a affirmé : « Nous ne lançons pas un nouveau produit, nous donnons un nom à une famille de matériaux. » En bref, le propos vise à mieux intégrer cette solution dans la conception architecturale dans son ensemble, et non plus à la reléguer, parfois, au rang d’accessoire décoratif.
Qu’est-ce qu’une membrane technique selon Serge Ferrari ?
Une surface définie par sa fonction
Selon Serge Ferrari, la membrane technique ne se résume pas à sa composition. Elle se définit d’abord par les services rendus au bâtiment. Elle peut :
- filtrer la lumière,
- maîtriser les apports solaires,
- couvrir largement,
- participer au confort acoustique,
- orienter la gestion de l’air.
Une seule surface peut donc assumer plusieurs fonctions utiles.
7ème matériau de l’architecture
L’entreprise parle désormais de « 7ème matériau » pour la désigner. Cette catégorie viendrait après la pierre, la terre, le bois et le béton. Le métal et le verre complètent cette liste historique du secteur du bâtiment. La membrane technique y entrerait comme une famille ouverte et documentée. Elle serait définie par son comportement plutôt que par sa masse.
Une logique de légèreté mesurée
La membrane technique se distingue aussi par son faible poids propre. D’après le groupe Serge Ferrari, un mètre carré pèse entre 380 grammes et 1,6 kilo. Une toiture bien conçue peut être jusqu’à dix fois plus légère. Cette différence modifie le transport, l’assemblage et certaines structures porteuses. Elle peut aussi réduire la quantité de matière engagée dans un projet.

D’ailleurs, la rigueur des données annoncées est un point que rappelle cette conférence par la voix de Françoise Fournier Derely : « Vous méritez des données exactes ». Ainsi, les chiffres sont toujours reliés à leurs conditions d’usage. Cette prudence renforce la crédibilité d’une approche encore émergente. Elle invite les architectes à juger la membrane technique d’abord sur des preuves avant qu’elle n’apporte une nouvelle esthétique à l’architecture.
Comment la lumière naturelle joue avec cette membrane technique ?
Une lumière filtrée, douce et utile
La membrane technique n’efface pas la lumière naturelle. Elle la transforme, la dose et la répartit plus finement. C’est l’un de ses apports les plus visibles en architecture.
Au lieu de la bloquer brutalement, sa lumière diffuse permet de la filtrer de façon sélective. Plus stable et plus douce, pour un meilleur confort lumineux.
The Camp à Aix-en-Provence de Corinne Vezzoni & Associés
Dans la réalisation The Camp, près d’Aix-en-Provence, la membrane transmet 5 % de lumière naturelle. Sous la canopée, le niveau atteint pourtant environ 1 000 lux. La société souligne l’absence d’éblouissement et d’ombres dures sous la toiture. L’éclairage artificiel peut ainsi rester éteint dans certaines conditions diurnes. La lumière du jour devient alors un matériau d’ambiance et de sobriété.
Voir dehors sans laisser entrer toute la chaleur
En façade, la membrane textile peut aussi protéger sans fermer totalement la vue. Un point très important pour les bâtiments tertiaires contemporains. Serge Ferrari cite un exemple étudié sur un immeuble de bureaux lyonnais. Sans doute le bâtiment « Orange Lumière » dans le quartier de Lyon Part-Dieu. Avec un écran extérieur Soltis automatisé, les apports solaires baissent fortement. La charge de refroidissement est divisée par deux dans ce scénario.
Françoise Fournier Derely détaille un chiffre particulièrement marquant du système. Avec le store déployé, seulement 3 % de l’énergie solaire traverse l’ensemble. Autrement dit, 97 % sont arrêtés avant le vitrage par le store diffusant. Cette performance permet de conserver la lumière du jour et une transparence relative selon la position des stores. Plus intelligente qu’un écran opaque, la membrane agit ici comme un filtre de luminosité.

Comment l’éclairage électrique apporte un effet supplémentaire ?
Une peau qui révèle le bâtiment la nuit
Quand la lumière naturelle baisse, la membrane change encore de registre. Elle devient support de mise en scène, de signal urbain et d’identité nocturne. Sa capacité à diffuser la lumière électrique crée des effets très lisibles. Le bâtiment peut alors rayonner sans recourir à une infrastructure très lourde.
Cette qualité séduit de nombreux projets culturels, sportifs et publics. La membrane peut produire une lumière homogène et enveloppante. Elle évite souvent les contrastes trop agressifs sur une grande surface. Elle permet aussi de révéler les courbes et les volumes du projet.
L’enveloppe prend alors une présence plus douce dans le paysage urbain. Le soir, elle prolonge l’expérience architecturale sans la dénaturer.

Un levier pour la scénographie architecturale
Proche de Venise, en Italie, se situe le musée M9 de Mestre. La couverture de la cour intérieure associe lumière diffuse et confort acoustique. L’ensemble transmet environ 11 % de lumière visible dans cette configuration. Le projet maintient une ambiance lumineuse généreuse sous une surface absorbante.

La nuit, comme un tapis volant bien réel, ce type d’ouvrage amovible peut aussi devenir un volume éclairé identifiable. La membrane technique ne sert donc pas seulement à couvrir, mais avec l’éclairage architectural, elle raconter les événements locaux. Par exemple le jour de la fête nationale du Qatar.

Pourquoi les architectes soutiennent cette évolution ?
Une réponse aux contraintes climatiques actuelles
Les architectes invités à l’événement ont renforcé cette lecture du sujet. Nic Goldsmith, fondateur de Lightweight Structures Group de TYLin, replace d’abord la membrane dans une histoire longue de légèreté. Selon lui, bâtir plus léger n’est plus un simple choix esthétique. Il affirme : « Aujourd’hui, c’est devenu une nécessité ».
Le climat, les ressources et le carbone changent désormais les priorités. Nic Goldsmith voit aussi dans la membrane une infrastructure adaptée aux fortes chaleurs. Il souligne que l’ombre devient un besoin essentiel dans de nombreuses régions. Sa lecture reste très concrète et tournée vers les usages. Une enveloppe plus légère peut produire plus avec moins de matière. Cette perspective nourrit l’intérêt croissant pour les membranes techniques.
Concevoir avec la membrane dès l’origine
Nick Tyrer, directeur associé et leader du design chez BDP, Building Design Partnership, défend une approche encore plus opérationnelle du sujet.
Pour lui, la membrane ne doit pas arriver en fin de projet. Elle doit participer à la recherche de forme et de performance. Il résume cette position avec une phrase devenue centrale : « Tu ne le prescris pas. Tu conçois avec. » En clair, cette idée change la méthode de conception architecturale.
- Le vent, le soleil et l’usage orientent directement la géométrie.
- La membrane devient alors un moteur de projet, pas un simple revêtement.
Serge Ferrari trouve ici un appui fort chez les architectes indépendants, c’est sans doute le signe le plus encourageant pour son avenir.
Qui est Serge Ferrari dans l’industrie du bâtiment ?
Un industriel français devenu une référence mondiale
Serge Ferrari Group est un acteur industriel français spécialisé dans les toiles composites. Il conçoit, développe et fabrique des solutions pour l’architecture légère. Il intervient aussi dans la protection solaire et dans les structures modulaires. Sa présence industrielle s’étend en France, en Suisse et en Allemagne. L’Italie et l’Asie complètent également ce maillage productif.
Le groupe commercialise dans quatre-vingts pays et compte plus de 1 200 collaborateurs. Il s’appuie aussi sur un large réseau de distributeurs indépendants. Cette implantation donne du poids à sa parole dans le secteur.
Dans le bâtiment, sa marque est associée aux membranes tendues performantes. Elle travaille avec architectes, ingénieurs et bureaux d’études depuis des décennies.

Une entreprise qui veut faire évoluer la prescription
Serge Ferrari ne veut pas seulement vendre un matériau technique. L’entreprise cherche aussi à faire évoluer le langage du bâtiment. Elle souhaite mieux faire reconnaître la membrane dans la prescription. Cette ouverture du dialogue vise les architectes, les ingénieurs et les organismes techniques. L’objectif étant une intégration plus précoce de ses solutions dans les projets d’architecture.
Sébastien Baril résume cette ambition avec une formule nette et ouverte. En parlant de membrane technique, il déclare : « Cette catégorie a vocation à être ouverte ». Il ajoute qu’elle doit être « documentée et partagée par toute la filière ». Le message est optimiste et stratégique pour la construction contemporaine. Il invite le marché à considérer la membrane comme une ressource durable.
Photo en tête de l’article : The Camp, canopée en toile, Aix-en-Provence, France – Architecte Corinne Vezzoni & Associés – BET structure Leicht – Membrane technique Serge Ferrari © StudiovU, photographe Vincent Uettwi




